Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face




Docteur de l'Eglise, Patronne des missions et Patronne secondaire de la France, Patronne de notre Paroisse. Fête : 1er octobre

Biographie

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face (née Thérèse MARTIN à Alençon le 2 janvier 1873, morte à Lisieux, France le 30 septembre 1897) était une sœur carmélite. Elle a été déclarée Docteur de l'Église le 19 octobre 1997 par Jean-Paul II.

Son père, Louis Martin, était horloger et sa mère, Zélie-Marie Guérin, dentellière. Tous les deux de la plus grande piété. Louis aurait voulu devenir moine, mais son ignorance du latin l'en avait empêché. Zélie-Marie avait voulu entrer au couvent, mais on lui avait répondu qu'elle n'avait pas la vocation. Aussi avait-elle juré que, si elle se mariait, elle donnerait tous ses enfants à l'Église. Louis et Zélie-Marie se rencontrèrent en 1858 et se marièrent trois mois plus tard, tout en ayant décidé de vivre comme frère et sœur dans une continence perpétuelle. Leur confesseur les en ayant dissuadés, ils eurent neuf enfants, mais seules cinq filles : Marie, Pauline, Léonie, Céline et Thérèse, parvinrent à l'âge adulte; la famille était sujette à la tuberculose. Thérèse était la plus jeune ; c'est elle qui devint " Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face ". Ses quatre sœurs furent toutes religieuses.

À quatre ans sa mère mourut du cancer à Alençon. La famille s'installa alors à Lisieux. Après l'entrée de sa sœur aînée dans les ordres, Thérèse tomba très malade. Elle passa près de la mort mais fut sauvée, selon elle par l'intercession de Notre-Dame-des-Victoires. Son éducation est l'œuvre des bénédictines de Lisieux. Quelques années après, à l'âge de 15 ans, elle se fit carmélite, après avoir vainement essayé d'obtenir une dérogation de Léon XIII qu'elle sollicita directement. En 1896, elle fut atteinte de la tuberculose. Elle en mourut à 24 ans, laissant une autobiographie, L'Histoire d'une âme, que sa sœur et supérieure "mère Agnès" lui avait demandé de rédiger. Elle y dessinait ce qu'elle appelait la " petite voie ", faite d'humilité et d'abandon à Dieu.

À sa mort, elle était inconnue. Ses obsèques furent célébrées en présence d'une trentaine de personnes seulement. Lors de l'introduction de sa cause en béatification, le 10 juin 1914, la supérieure de son monastère exprima sa surprise. Néanmoins, elle fut béatifiée le 29 avril 1923 par Pie XI et canonisée le 17 mai 1925. Un pèlerinage se mit alors en place sur sa tombe ; son importance s'accrut si rapidement qu'il fallut trouver une solution à l'accueil des pélerins : l'immense basilique de Lisieux fut édifiée à cet effet à partir de 1929. Le 19 octobre 1997, Thérèse, patronne des Missions, fut proclamée docteur de l'Église par Jean-Paul II. Dans sa lettre apostolique Divini amoris scientia, il expliqua :

" Dans les écrits de Thérèse de Lisieux, sans doute ne trouvons-nous pas, comme chez d'autres docteurs, une présentation scientifiquement organisée des choses de Dieu, mais nous pouvons y découvrir un témoignage éclairé de la foi qui, en accueillant d'un amour confiant la condescendance miséricordieuse de Dieu et le salut dans le Christ, révèle le mystère et la sainteté de l'Église. "

1- Sa Vie : l'Enfant Jésus et la Sainte Face.

Née le 2 janvier 1873, Thérèse Martin, devenue au carmel de Lisieux Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, a réalisé dans sa courte vie le programme que lui traçait son nom de religieuse. Elle a voulu entrer dans l'esprit d'enfance de Jésus de Nazareth, en suivant sa "petite voie" , et elle a rencontré le Christ de la passion, qui devait l'introduire dans sa Pâque. La Petite Thérèse meurt à 24 ans, le 30 septembre 1897, promettant de faire tomber sur la terre "une pluie de roses", après une vie de fidélité silencieuse, animée par un amour ardent de Jésus et du prochain. Thérèse de Lisieux est la sainte qu'aime le monde entier et l'autobiographie propose à tous son message simple et exigeant : suivre la petite voie, c'est reconnaître sa petitesse et s'abandonner avec confiance à l'infinie bonté de Dieu, comme un tout-petit dans les bras de sa mère. Sa vie se résume en amour et humilité.


2- Extrait d'une lettre : ma vocation, c'est l'amour.

Considérant le corps mystique de l'Eglise, je ne m'étais reconnue dans aucun des membres décrits par St. Paul, ou plutôt je voulais me reconnaître en tous... La charité me donna la clé de ma vocation. Je compris que si l'Eglise avait un corps, composé de différents membres, le plus nécessaire, le plus noble de tous ne lui manquait pas; je compris que l'Eglise avait un Coeur, et que ce Coeur était brûlant d'Amour. Je compris que l'Amour seul faisait agir les membres de l'Eglise, et que si l'Amour venait à s'éteindre, les Apôtres n'annonceraient plus l'Evangile, les Martyrs refuseraient de verser leur sang... Je compris que l'Amour renfermait toutes les vocations, que l'Amour était tout, qu'il embrassait tous les temps et tous les lieux...; en un mot, qu'il est éternel !... O Jésus, mon amour... ma vocation, enfin je l'ai trouvée, ma vocation, c'est l'amour !... Oui, j'ai trouvé ma place dans l'Eglise et cette place, O mon Dieu, c'est vous qui me l'avez donnée... dans le Coeur de l'Eglise, ma Mère, je serai l'Amour... ainsi, je serai tout... ainsi mon rêve sera réalisé !!! ... (Lettre à Soeur Marie du Sacré-Coeur, le 08.09.1896)


3- Des paroles fortes de la Petite Thérèse.

- " Ma vocation, enfin je l'ai trouvée, c'est d'aimer ".
- "
Je veux passer mon Ciel à faire du bien sur la terre ".
- " Je ne meurs pas, j'entre dans la vie ".
- " Je suis avec mes imperfections, mais je veux chercher le moyen d'aller au ciel par une petite voie, bien courte, une petite voie toute nouvelle ".



4- Une prière à Sainte Thérèse de Lisieux (extraite d'une neuvaine).

O sainte
Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, vois la confiance que je mets en toi et accueille mes intentions (exprimer les intentions). Intercède pour moi auprès de la Vierge Marie qui vint te sourire au moment de l'épreuve. Regarde aussi tous ceux qui te prient : je m'unis à eux commes des frères. A travers les grâces que nous désirons si telle est la volonté du Seigneur, donne nous d'être fortifiés dans la Foi, l'Espérance et l'Amour sur le chemin de la Vie, et d'être aidés au moment de la mort, afin de quitter ce monde dans la Paix du Père, et de connaître l'éternité de joie des enfants de Dieu. Amen


Présentation du P. Robert-Gérard Lawson, cjm


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